Deux îles émergent dans ce vaste lac de l’Aveyron, né d’un barrage des années 1950
L’eau s’étire entre des langues de terre, puis se resserre au détour d’une anse. Sur le lac de Pareloup, le regard cherche la rive d’en face et tombe parfois sur une île, posée dans le bleu comme une parenthèse.
L’été donne ici sa raison d’être à l’escale: on vient pour la baignade, le bateau et les activités nautiques, mais la silhouette découpée du lac vaut déjà le voyage. Vous ne trouverez pas une rive droite et prévisible. C’est précisément ce qui rend Pareloup plus attachant qu’un simple plan d’eau.
130 km de rives et deux îles, le lac qui refuse la ligne droite
Le lac de Pareloup est la 5e plus grande retenue d’eau artificielle de France. Ses 130 kilomètres de rives se plient, avancent et reculent, dessinant des péninsules où l’eau semble entrer profondément dans les terres.
Deux îles apparaissent au large de la presqu’île de Routaboul et du Coutal. Elles ne sont pas un détail sur une carte: elles donnent au lac ce relief visuel qui fait hésiter entre une retenue et une petite mer intérieure. Vous pouvez longer les berges sans jamais avoir l’impression de revoir le même paysage.
Le vaste plan d’eau occupe une cuvette aux pentes généralement peu escarpées. Des plages sableuses ou vaseuses se découvrent parfois largement lorsque le niveau de l’eau baisse. Le décor change alors de visage.
Les années 1950 ont noyé la cuvette du Vioulou
Pareloup n’a pas toujours recouvert cette partie du plateau du Lévézou. Le barrage construit par EDF dans les années 1950 a créé cette retenue artificielle, destinée au complexe hydroélectrique du Lévézou.
Sous l’eau, la cuvette du Vioulou a englouti des fermes, dont celles de Caussanel, ainsi que des moulins. Cette histoire donne une gravité discrète au paysage: la surface paraît calme, mais elle recouvre un ancien territoire habité.
En 1993, une vidange a fait réapparaître des vestiges, dont le pont des Quinze-arches de l’ancienne route entre Pont-de-Salars et Salles-Curan. Il était resté noyé pendant quarante ans. Voilà le détail qui marque vraiment la visite.
Peut-on se baigner au lac de Pareloup ?
Oui, la baignade fait partie des usages estivaux du lac de Pareloup. Deux plages publiques sont desservies à Notre-Dame-d’Aures-Pareloup, sur la commune d’Arvieu, et à Vernhes, sur la commune de Salles-Curan.
D’autres rives attirent aussi les estivants, mais toutes ne font pas l’objet d’une surveillance. Vous avez donc intérêt à choisir votre lieu de baignade avec attention. L’été reste la saison où le lac prend toute son ampleur.
À 805 m d’altitude, Pareloup devient une halte d’été
Le lac se trouve dans l’Aveyron, sur le plateau du Lévézou, entre Rodez et Millau. À 805 mètres d’altitude, il déploie ses anses dans un paysage où les routes rejoignent les rives par petites approches successives.
Depuis le début des années 1980, le tourisme s’y intensifie et la population triple en été. Campings, résidences secondaires, hôtels et activités nautiques accompagnent cette période, sans effacer le caractère fragmenté des berges.
Trois ports se répartissent autour du lac: Notre-Dame-d’Aures-Pareloup, Vernhes et Salles-Curan. Le meilleur choix consiste à ne pas vouloir tout couvrir. Pareloup se savoure par une rive, une plage ou une presqu’île choisie.
Peut-on faire du bateau sur le lac ?
Oui, le bateau compte parmi les activités pratiquées sur le lac en été. La voile, le paddle, le kayak, la pêche et la plongée s’ajoutent à cette vie sur l’eau, portée par les nombreuses anses.
Pour vous, le bateau a un avantage évident: il révèle les découpes du lac et rapproche les deux îles. Depuis la rive, elles intriguent. Depuis l’eau, elles organisent le paysage.
Le soir, les péninsules coupent la lumière et les îles gardent leur place au large. Un barrage a créé ce lac. Les rives, elles, ont inventé le voyage.