Au-dessus du lac de la Sassière, ce lac Savoie se gagne en 2 h 30
La lumière change en montant. Le sentier quitte peu à peu le barrage du Saut, longe le lac de la Sassière, puis s’élève dans un paysage où l’air devient plus vif. Au-dessus de Tignes, le lac du Santel apparaît après 2 h 30 de marche.
Vous venez chercher une haute montagne sans itinéraire interminable. Cette montée tient sa promesse.
2 718 mètres au-dessus de la Sassière, le lac se mérite
Le lac du Santel se trouve à 2 718 mètres d’altitude, dans la réserve naturelle de la Grande Sassière. Il domine le lac de la Sassière et se situe sur l’itinéraire du col de la Bailletaz.
Le parcours commence au parking du barrage du Saut. Le chemin rejoint d’abord la Sassière, puis bifurque vers le col. La pente se redresse en lacets avant l’arrivée sur un plateau qui surplombe le lac du Santel.
La scène change alors de rythme. En bas, l’eau de la Sassière accompagne encore la marche. Plus haut, le relief prend toute la place et le lac apparaît comme une tache sombre dans la pierre claire.
Pour moi, cette arrivée vaut davantage que le simple chiffre de l’altitude.
Vous sentez la montée dans les jambes. Mais le lac reste le but.
Le col de la Bailletaz, pas une autre randonnée
Depuis le Saut, l’itinéraire annonce environ 418 mètres de dénivelé jusqu’au lac. Cette donnée décrit bien l’effort demandé : la sortie grimpe Mais elle reste lisible pour qui accepte une marche régulière en montagne.
Le lac du Santel se découvre avant le col, sur le plateau qui le domine. Le prolongement atteint 2 852 mètres, si les conditions et votre énergie le permettent.
Je préfère nettement l’aller jusqu’au lac. Il offre déjà le contraste recherché, une marche soutenue depuis la vallée et un plan d’eau suspendu dans un décor d’altitude. Le col devient une option, pas une obligation.
Le silence arrive vite ici.
Combien de temps dure la montée vers le lac du Santel ?
La montée dure 2 h 30 depuis le parking du Saut. Le retour est annoncé en 1 h 30. La randonnée complète jusqu’au col de la Bailletaz demande environ 5 h 15.
Vous pouvez donc organiser la sortie autour du lac sans poursuivre jusqu’au col. Cette formule me paraît la plus agréable si vous voulez garder du temps pour regarder le relief et faire une pause sur le plateau.
De juillet à octobre, la fenêtre dépend encore de la neige
La période indiquée va de juillet à octobre, selon l’enneigement. Le lac peut rester pris par les glaces de novembre jusqu’au début juillet, ce qui change complètement les conditions de marche.
En été, la montée depuis le barrage du Saut conduit vers un paysage ouvert, avec la fraîcheur de l’altitude et une lumière plus nette. En octobre, la saison avance déjà. Il faut alors vérifier les conditions avant de partir, car la date ne suffit pas à garantir un itinéraire dégagé.
Vous marchez en montagne, pas sur une promenade de bord de lac. Cette nuance compte. Le terrain, la neige et la météo peuvent modifier la sortie.
La glace peut encore tenir.
Depuis Tignes, le barrage du Saut donne le vrai départ
Pour rejoindre le point de départ, partez du secteur de Tignes en direction de Val-d’Isère. Prenez ensuite la route du Villaret-du-Nial et du Franchet, puis suivez les lacets qui montent jusqu’au parking du barrage du Saut.
À pied, gardez le lac de la Sassière comme premier repère. Le chemin poursuit ensuite vers le col de la Bailletaz, avant de déboucher au-dessus du lac du Santel. Vous comprendrez rapidement pourquoi le départ se fait ici : la marche gagne progressivement de la hauteur.
La sortie se prépare entre juillet et octobre, avec une attention particulière portée à l’enneigement. Comptez 2 h 30 à la montée, puis 1 h 30 au retour pour le lac. Pour une première découverte, cette durée suffit largement.
Le parking du Saut reste le point concret de l’escale. Le lac, lui, se mérite à pied.
Peut-on poursuivre jusqu’au col de la Bailletaz ?
Oui, l’itinéraire continue jusqu’au col de la Bailletaz, annoncé à 2 852 mètres. La sortie complète demande environ 5 h 15. Vous pouvez vous arrêter au lac du Santel, qui constitue déjà un objectif cohérent.
Le choix est simple selon votre envie du jour. Le lac offre la récompense principale, tandis que le col prolonge la marche et la vue sur le relief.
Au retour, la Sassière réapparaît en contrebas. La lumière glisse sur l’eau, les lacets ramènent vers le barrage, et le lac du Santel reste là-haut, au-dessus du chemin. Deux heures trente pour monter.
Une image qui reste.