Au pied de la chaîne de l’Épine, ce lac savoyard associe plages, canoë et roselières
La lumière se pose sur l’eau, puis les roselières ferment doucement le bord du lac. Au lac d’Aiguebelette, en Savoie, les plages et les embarcations légères partagent la rive avec des zones humides, au pied de la chaîne de l’Épine. L’été donne ici sa pleine mesure.
À environ 10 km de Chambéry, le lac offre une journée d’eau sans le bruit des moteurs thermiques. Vous pouvez passer d’une plage surveillée à un canoë ou à un paddle, puis regarder les deux îles du sud entourées de roseaux. C’est ce calme-là qui marque vraiment la visite.
À Aiguebelette, les plages regardent des roselières
Les rives du lac d’Aiguebelette sont partagées entre Aiguebelette-le-Lac, Lépin-le-Lac, Saint-Alban-de-Montbel, Novalaise et Nances. Les plages aménagées et surveillées en saison permettent la baignade, tandis que les deux îles au sud restent cernées de roselières. L’eau et les roseaux se frôlent.
Le site accueille aussi le canoë-kayak, le paddle, le pédalo, la voile légère et l’aviron. Les bateaux à moteur thermique y sont interdits depuis 1976, ce qui laisse davantage de place au clapotis des pagaies et aux voix qui portent depuis la rive. Pour une sortie sur l’eau, c’est un choix bien plus séduisant qu’un lac traversé par le trafic motorisé.
Le lac et ses abords appartiennent au Parc naturel régional de Chartreuse. Une réserve naturelle régionale créée en 2015 protège les roselières, les prairies humides, les boisements et les herbiers aquatiques. Cette protection ne se voit pas comme un panneau, elle se ressent dans les rives moins bâties.
Un lac de 71 mètres, et une vague venue du passé
Sous les baigneurs et les canoës, le fond plonge jusqu’à 71 mètres. La profondeur maximale se trouve près de la rive orientale, au pied du versant abrupt de la chaîne de l’Épine. Depuis la plage, rien ne laisse deviner cette masse d’eau sombre sous la surface claire.
Le lac conserve aussi le souvenir d’un épisode bien plus brutal. Vers 9700 av. J.-C., un glissement de terrain sur le rivage nord-ouest aurait déclenché un tsunami à l’échelle du lac.
La vague est estimée à 3,5 mètres.
Le contraste frappe. Aujourd’hui, les embarcations non motorisées glissent sur cette même étendue d’eau et les plages attirent les familles en saison. L’histoire du lac ne rend pas la baignade inquiétante, elle donne simplement une autre épaisseur au paysage.
Peut-on se baigner au lac d’Aiguebelette ?
Oui, la baignade se pratique sur les plages aménagées et surveillées en saison, autour d’Aiguebelette-le-Lac, Novalaise, Saint-Alban-de-Montbel et Lépin-le-Lac. En été, l’eau de surface peut approcher 28 °C. Arriver le matin ou en semaine aide à éviter les parkings déjà remplis.
En été, une pagaie vaut mieux qu’un programme chargé
L’été rassemble les bonnes conditions pour profiter des plages et sortir un canoë ou un paddle. Le relief de la chaîne de l’Épine protège souvent le lac du vent, ce qui rend l’eau favorable aux embarcations légères. Pas besoin d’en faire trop.
Commencez par la rive et ses plages, puis gagnez l’eau quand la lumière baisse. Les routes et reliefs alentour permettent aussi des balades à vélo ou à pied, avec des belvédères vers la chaîne de l’Épine ou le mont Tournier. Ceux qui veulent accumuler les activités passeront peut-être à côté de l’essentiel, rester près de l’eau suffit déjà.
À 10 km de Chambéry, une arrivée à préparer
Le lac d’Aiguebelette se trouve en Savoie, à environ 10 km de Chambéry. Il est bordé à l’est par la chaîne de l’Épine et à l’ouest par le mont Tournier. Les rives ne racontent pas toutes la même journée, choisissez votre plage avant de partir.
En saison estivale, les accès routiers et les parkings peuvent se remplir rapidement. Une arrivée matinale laisse le temps de trouver sa place, de rejoindre une plage, puis de repartir sur l’eau plus tard lorsque le lac retrouve son rythme lent. Les roseaux restent là, immobiles au bord des îles.