Pillages : des commerces restent fermés le 19 octobre, Bercy cherche des solutions
Devant certains magasins encore fermés, les salariés ne savent pas toujours quand l’activité pourra reprendre. Les réparations prennent du temps dans les commerces les plus touchés par les pillages du week-end, tandis que le recours au chômage partiel reste envisagé pour une partie des employés. Ce 19 octobre 2026, Bercy réunit les professionnels pour évaluer les dégâts et discuter des soutiens possibles, sans aide encore officiellement arrêtée.
La réunion est prévue à 9 heures au ministère de l’Économie. Serge Papin doit y rencontrer les représentants des commerçants, des artisans et des restaurateurs, ainsi que les banques et les assurances. Le communiqué du ministère, publié le 18 octobre, présente cette rencontre comme un moment destiné à établir les dommages et à définir les réponses envisageables.
Pourquoi certains commerces restent-ils fermés ?
Les locaux les plus endommagés ne peuvent pas rouvrir immédiatement. Il faut remettre en état les vitrines, sécuriser les accès et vérifier les installations avant d’accueillir à nouveau les clients. Les réparations pourraient donc durer dans certains magasins, mais aucun calendrier national de réouverture n’est disponible ce matin.
Le chiffre repris aujourd’hui donne une idée de l’ampleur du choc, mais il doit être lu avec prudence. Environ 1 500 commerces auraient été pris pour cible en France, selon une estimation d’Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, rapportée par Franceinfo.
Cette estimation ne correspond pas au nombre de boutiques encore fermées le 19 octobre. Elle inclut aussi des commerces dégradés, dont certains ont peut-être déjà repris leur activité. Aucun recensement administratif définitif n’est annoncé à ce stade.
Quel montant pour les dégâts après les pillages ?
Les pertes sont évaluées à plusieurs centaines de millions d’euros par Alexandre Bompard. Ce montant reste une estimation professionnelle, citée notamment par Franceinfo, et non une facture consolidée par les assureurs ou l’État.
La réunion de Bercy doit justement permettre de mieux mesurer les conséquences économiques. Les dégâts matériels ne sont qu’une partie du problème: une fermeture temporaire prive aussi le commerce de recettes et peut désorganiser le travail des équipes. Mais les articles disponibles ne donnent pas encore de bilan définitif.
Les aides évoquées avant la réunion ne doivent donc pas être présentées comme déjà votées. Le ministère parle de soutiens possibles, tandis que les conclusions de la rencontre ne sont pas encore connues au moment de la rédaction.
Des salariés vont-ils être placés en activité partielle ?
Le recours au chômage partiel concerne pour l’instant une situation précise. Alexandre Bompard a indiqué que des dizaines de salariés de partenaires franchisés de Carrefour pourraient être concernés par ce dispositif lorsque les magasins ne peuvent plus fonctionner normalement.
La formulation compte. Les salariés effectivement placés en activité partielle aujourd’hui ne sont pas dénombrés, et cette annonce ne concerne pas l’ensemble des employés des commerces touchés en France. Franceinfo évoque un recours au dispositif qui pourrait être facilité, mais ne décrit pas une mesure exceptionnelle déjà généralisée.
Le chômage partiel, ou activité partielle, permet à une entreprise confrontée à une baisse ou à un arrêt temporaire d’activité de réduire le temps de travail. Les salariés restent liés à leur employeur, mais leur rémunération et les démarches dépendent du dispositif validé pour l’établissement concerné.
Que peut décider Bercy ce 19 octobre ?
Les professionnels attendent d’abord une évaluation plus précise des commerces touchés et des besoins urgents. Les banques et les assurances doivent aussi participer aux échanges, notamment autour des pertes et des conditions de reprise.
La priorité immédiate reste la remise en état des magasins qui peuvent rouvrir rapidement. Pour les autres, la question porte sur la durée des travaux, le maintien des emplois et l’accompagnement financier. Mais aucune annonce ne permet encore de dire combien de commerces resteront fermés dans les prochains jours.
Ce matin, la situation est donc documentée, mais encore incomplète: des commerces ne peuvent pas reprendre, des salariés pourraient passer en activité partielle et les pertes se chiffrent provisoirement. À Bercy, les vitrines brisées doivent maintenant devenir un bilan précis.