Journée des soins et de l’assistance ce 29 octobre : partager l’aide sans épuiser l’aidant principal

Ce 29 octobre 2026, l’ONU marque la Journée internationale des soins et de l’assistance. Pour mieux aider un proche dépendant sans épuiser l’aidant principal, il faut partager les visites, mais aussi la coordination des démarches, des rendez-vous et des remplacements, selon les témoignages rapportés par Franceinfo et les dispositifs officiels.

Pourquoi l’aidant principal s’épuise-t-il ?

Dans une famille, les tâches visibles sont souvent les premières réparties: courses, repas, transports ou présence auprès du proche. Les tâches d’organisation restent pourtant facilement concentrées sur une seule personne.

Franceinfo rapportait récemment le témoignage d’une aidante chargée de coordonner la MDPH, l’hôpital, l’Éducation nationale, la Sécurité sociale et la mutuelle. Cette situation montre qu’une famille peut être présente autour d’un proche tout en laissant une seule personne gérer les appels, les dossiers et les décisions pratiques.

La première étape consiste donc à inscrire la coordination dans le partage des responsabilités. Une personne peut prendre les rendez-vous, une autre suivre les démarches administratives, une autre rechercher les solutions de remplacement. L’aidant principal ne doit pas devenir automatiquement le responsable du planning de toute la famille.

Comment répartir l’aide dans la famille ?

Commencez par dresser la liste des besoins réguliers et des tâches ponctuelles. Séparez les soins et la présence quotidienne de tout ce qui concerne l’organisation: appels aux professionnels, suivi des documents, renouvellement des droits, préparation des rendez-vous et recherche d’un relais.

Attribuez ensuite chaque mission à une personne clairement identifiée. Une répartition précise évite les formules vagues comme « préviens-moi si besoin », qui laissent souvent l’aidant principal continuer à surveiller toute la situation.

Le planning doit aussi prévoir les absences, les imprévus et le repos de chacun. Le proche aidé peut avoir besoin d’un accompagnement constant, mais cela ne signifie pas qu’une seule personne doit rester disponible en permanence. Les relais peuvent être familiaux, professionnels ou organisés dans une structure adaptée.

Quels relais peut-on demander ?

Le portail officiel Pour les personnes âgées recense plusieurs solutions: accueil de jour ou de nuit, hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial, et relais à domicile. La répartition de l’aide ne se limite donc pas au conjoint, aux enfants ou à la fratrie.

Sous conditions, l’APA peut contribuer au financement de ces relais lorsqu’ils figurent dans le plan d’aide. Leur disponibilité, les délais et le reste à charge doivent toutefois être vérifiés localement. La présence d’un dispositif dans les informations officielles ne garantit pas une place immédiate.

L’évaluation à domicile liée à une demande, une révision ou un renouvellement de l’APA prend en compte les besoins de la personne dépendante, mais aussi ceux de ses proches aidants, notamment leur besoin de répit, selon le portail officiel mis à jour le 15 janvier 2026. Ce besoin peut être présenté directement à l’équipe médico-sociale.

Que faire si l’aidant ne peut plus tout assumer ?

Lorsque le plafond du plan d’aide APA est atteint, une majoration peut financer du répit, dans la limite de 583,52 € par an pour 2026. Elle concerne l’aidant dont la présence ou l’aide est nécessaire au maintien à domicile et qui ne peut pas être remplacé par une personne de son entourage. Une participation financière peut rester due.

Dans le secteur privé, le congé de proche aidant peut aussi permettre à un membre de la famille de suspendre son activité, sous conditions. Service Public précise que l’employeur ne peut pas refuser le congé lorsque les conditions sont remplies. En revanche, le fractionnement ou le passage à temps partiel nécessite son accord.

Une relève entre proches est prévue: un salarié peut mettre fin à son congé de manière anticipée lorsqu’un autre membre de la famille prend un congé de proche aidant. L’allocation journalière du proche aidant peut alors indemniser partiellement l’arrêt d’activité, à hauteur de 66,64 € par jour ou 33,32 € par demi-journée, hors barème spécifique à Mayotte.

Cette allocation est limitée à 66 jours par personne aidée, pour au maximum 4 personnes au cours du parcours professionnel, soit 264 jours au total. Le congé n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf disposition conventionnelle plus favorable, précise Service Public.

Le réflexe à adopter dès aujourd’hui

Réunissez les proches concernés et listez les tâches, y compris celles que personne ne voit. Décidez qui prend chaque responsabilité, à quelle fréquence et avec quelle solution de remplacement. Si le repos devient impossible, demandez explicitement une évaluation du besoin de répit et renseignez-vous auprès des services officiels, du département ou des structures locales.

Pour tout savoir sur cette journée : le calendrier des journées mondiales

Sources

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