France Travail : les inscrits sans activité progressent de 0,9 %, bilan du 28 octobre

Un demandeur d’emploi peut voir les chiffres évoluer dans son espace France Travail sans que cela corresponde exactement au taux de chômage. Ce 28 octobre 2026, France Travail et la Dares annoncent une hausse de 0,9 % des inscrits sans aucune activité, en catégorie A, au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.

Cette progression représente 30 400 personnes supplémentaires en France, outre-mer compris mais hors Mayotte. Le nombre d’inscrits en catégorie A atteint ainsi environ 3,35 millions, soit une hausse de 2,1 % sur un an, selon les chiffres rapportés par Le Monde et 20 Minutes.

Pourquoi la hausse ne correspond-elle pas au taux de chômage ?

La catégorie A regroupe les personnes inscrites à France Travail qui n’ont exercé aucune activité durant la période observée. Ce classement dépend donc des inscriptions et des règles administratives de France Travail, mais il ne mesure pas directement le chômage au sens du Bureau international du travail.

Le chiffre publié aujourd’hui décrit le troisième trimestre 2026. Il ne s’agit pas d’un décompte en temps réel des personnes actuellement sans emploi. Présenter cette hausse comme une augmentation du taux de chômage serait donc inexact.

Que change l’élargissement des inscriptions ?

Depuis la mise en œuvre de la loi pour le plein-emploi, certaines personnes sont inscrites automatiquement, notamment des allocataires du RSA et des jeunes accompagnés dans un parcours d’insertion. Cette évolution modifie le périmètre statistique suivi par France Travail.

Sans ces inscriptions automatiques, la progression de la catégorie A serait limitée à 0,3 % sur le trimestre et à 0,9 % sur un an, d’après les données citées par 20 Minutes et Le Parisien. La hausse globale reste donc réelle, mais son interprétation demande de tenir compte de ce changement administratif.

Combien d’inscrits sont concernés avec une activité réduite ?

En ajoutant les catégories B et C, qui regroupent les personnes ayant travaillé une activité réduite, les catégories A, B et C totalisent environ 5,85 millions d’inscrits. Ce total augmente de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an.

Ce chiffre est plus large que celui des personnes sans aucune activité. Il inclut des demandeurs d’emploi qui ont travaillé pendant la période, mais restent tenus d’effectuer des démarches de recherche d’emploi auprès de France Travail.

Les jeunes sont-ils davantage touchés ?

Les moins de 25 ans inscrits en catégorie A enregistrent une évolution plus forte que la moyenne. Leur nombre progresse de 2,4 % sur le trimestre et de 2 % sur un an.

Cette donnée concerne uniquement les inscriptions à France Travail en catégorie A. Elle ne constitue pas le taux de chômage des jeunes, qui relève d’une autre méthode de calcul et d’une autre source statistique.

Pourquoi les chiffres baissent-ils chez les seniors ?

La tendance est inverse pour les inscrits de 50 ans et plus sans activité. Leur nombre diminue de 0,1 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an.

Cette baisse ne compense toutefois pas la progression observée chez les autres catégories d’âge. Le résultat national dépend du périmètre complet des inscrits et des nouvelles modalités d’enregistrement.

Ce que ces résultats permettent réellement de retenir

Le bilan publié ce 28 octobre montre une hausse des inscrits sans activité au troisième trimestre, mais il ne permet pas, à lui seul, de conclure à une hausse équivalente du chômage. La distinction entre la progression globale de 0,9 % et celle de 0,3 % hors inscriptions automatiques est la clé de lecture du trimestre.

Les résultats sont attribués par Le Monde et 20 Minutes aux données de France Travail et de la Dares. Le calendrier de la Dares prévoit bien une publication consacrée aux inscrits à France Travail pour cette période, mais le chiffre présenté ici reste un résultat trimestriel, arrêté avant sa diffusion du jour.

Sources

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