Commerces : CCI France réclame ce 26 octobre une pause des manifestations avant les fêtes

Une vitrine fermée, un rideau baissé au moment où les achats de fin d’année devraient commencer: les commerces restent fragilisés par les mobilisations récentes. Ce 26 octobre 2026, Alain Di Crescenzo, président de CCI France, a demandé sur Radio Classique une « pause » des manifestations avant les fêtes.

Cette demande vise à préserver l’activité commerciale, mais elle ne correspond pas à une suspension nationale déjà décidée. Le responsable consulaire a évoqué un « changement de parcours » ou une « interdiction » des manifestations, tandis qu’une seule mesure préfectorale précise concerne aujourd’hui une manifestation étudiante à Paris.

Pourquoi CCI France demande-t-elle une pause maintenant ?

Alain Di Crescenzo estime que les commerces abordent une période décisive. Il affirme que 40 % du chiffre d’affaires se réalise entre novembre et décembre, une estimation qu’il attribue à son analyse de l’activité commerciale et qui ne constitue pas une statistique nationale indépendante détaillée.

La demande intervient après plusieurs mobilisations et des dégradations de commerces. CCI France rapporte que 630 commerces restent fermés parmi les 2 201 commerces dégradés lors des violences du 17 octobre 2026.

Ce bilan est celui communiqué par CCI France ce matin. Aucune actualisation administrative indépendante ne permet, à ce stade, de mesurer les réouvertures intervenues au cours de la journée.

Quels dégâts sont évoqués après les dernières manifestations ?

Le président de CCI France parle d’une « cinquantaine de commerces cassés » lors de la dernière mobilisation, organisée le samedi 24 octobre 2026. Ce nombre reste une estimation communiquée par le représentant des chambres de commerce, et non un bilan officiel consolidé.

Il estime aussi la baisse d’activité à « à peu près 80 % » pendant ce week-end de mobilisation. Le périmètre géographique, les secteurs concernés et la méthode de calcul ne sont pas précisés, ce qui interdit d’en faire une mesure de l’ensemble du commerce français.

Pour les commerçants touchés, le problème est immédiat: une fermeture empêche les ventes, retarde la reprise et complique la préparation des fêtes. Mais l’ampleur de la situation varie selon les villes, les quartiers et les activités.

Une interdiction générale des manifestations est-elle décidée ?

Non. Les propos d’Alain Di Crescenzo constituent une demande de CCI France, pas une décision nationale. Les autorités n’ont pas annoncé, dans les éléments disponibles ce 26 octobre, de suspension générale des manifestations sur l’ensemble du territoire.

À Paris, la préfecture de police a toutefois interdit une manifestation étudiante précise, déclarée au nom de la Fédération syndicale étudiante et prévue ce lundi 26 octobre 2026. Cet arrêté vise cet événement local et ne permet pas de conclure à une « pause » générale.

La distinction compte pour les commerces comme pour les organisateurs: une interdiction préfectorale ponctuelle répond à un événement déterminé, alors que la demande de CCI France porte sur l’ensemble des mobilisations à l’approche des fêtes.

Qu’est-ce qui peut changer pour les commerces avant les fêtes ?

À court terme, les commerçants doivent surtout vérifier les arrêtés locaux, les éventuelles modifications de parcours et les conditions d’accès à leur quartier. Les règles peuvent différer d’une commune à l’autre, notamment lorsqu’une préfecture encadre ou interdit une manifestation précise.

Les chiffres avancés par CCI France donnent une mesure de la pression ressentie par le secteur, mais ils doivent rester attribués à l’organisation. Ils ne permettent pas encore de connaître le nombre exact de commerces ayant rouvert ni la perte totale d’activité enregistrée en France.

La demande de pause est donc bien l’information nouvelle de ce 26 octobre. La décision d’interrompre les manifestations, elle, n’est pas annoncée: pour l’instant, le rideau reste baissé dans les commerces que CCI France déclare encore fermés.

Sources

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