Ce lac de 150 hectares cache le seul téléski nautique d'Île-de-France

Un surfeur glisse sur une vague de deux mètres. En arrière-plan, les tours de Cergy se dessinent dans la brume matinale. Nous sommes à trente kilomètres de Paris, sur la seule base nautique d'Île-de-France où l'on défie l'océan sans quitter la région parisienne. L'Île de loisirs de Cergy-Pontoise transforme 250 hectares d'ancienne gravière en laboratoire d'innovations aquatiques. Stade d'eau vive unique en Europe, téléski wakeboard francilien, vague artificielle géante — trois équipements impossibles à trouver ailleurs en région parisienne.

Six plans d'eau turquoise remplacent les trous béants d'hier. L'ancienne exploitation de sable GSM Guintoli devient terrain de jeux nautiques accessible en RER. Promesse tenue : vivre les sensations des Alpes et de l'Atlantique sans quitter l'Île-de-France.

Le stade d'eau vive unique qui défie les Alpes

Première vision depuis la passerelle : une rivière artificielle de 300 mètres crachant des rapides alpins en pleine banlieue. Le stade d'eau vive, pionnier européen lors de sa création en 1980, reproduit les conditions de torrents de montagne avec débit contrôlé. Kayakistes et rafteurs affrontent des rapides de classe II-III sans trajet autoroutier vers Chamonix.

Les pompes transforment un étang paisible en parcours olympique. Contraste saisissant : immeubles de Cergy en toile de fond, canoës rouges fendant l'écume blanche. Cris d'adrénaline mêlés aux rires de pique-niqueurs installés sur les berges herbées. À 70 km de Paris, ce domaine cache des fabriques du XVIIIe siècle mais ici, l'innovation prime sur l'histoire.

Comme l'explique Val d'Oise Tourisme : "Le site dispose d'un stade d'eau vive premier du genre en Europe pour la pratique du rafting et du kayak." Une installation qui transforme les amateurs en riders confirmés.

Téléski nautique et vague géante — double exclusivité francilienne

Le seul téléski wakeboard d'Île-de-France

Boucle de 820 mètres, vitesse 30 km/h, dix riders simultanés. Le téléski nautique inauguré en 1980 reste l'unique installation de ce type en région parisienne. Contrairement aux lacs alpins nécessitant bateau privatif à 80 € l'heure, ici 25 € l'heure suffisent.

Débutants s'initient sur modules flottants. Confirmés enchaînent sauts sur rampes métalliques. L'équipement rénové en 2015 conserve son charme rétro années 80. Cinq nouveaux modules acquis via la Région Île-de-France modernisent l'expérience.

Vidéo du jour

La vague à surf qui révolutionne l'urbain

Depuis 2013, la vague artificielle statique génère un barrel continu de 1,5 à 2 mètres. Technologie par bâche inclinée et projection d'eau haute puissance. Elle attire surfeurs parisiens privés d'océan à moins de quatre heures de route.

Sessions à 25 € contre 60 € en moyenne dans les piscines parisiennes. Ambiance entre skatepark aquatique et plage urbaine. Ce lac de 130 hectares révèle une digue historique tandis qu'ici, la modernité sculpte les vagues.

Six plans d'eau, mille façons de s'évader

Baignade et plage de sable fin de 5 000 m²

Le centre balnéaire rénové en 2000 déploie 5 000 m² de sable importé. Toboggans de 150 mètres serpentent jusqu'aux bassins. Jets d'eau ludiques rafraîchissent les enfants par 25 °C d'été.

Eau des nappes phréatiques à 20-23 °C l'été, plus propre que les piscines chlorées. Tarif accès : 8 € adulte, 6 € enfant. Moitié prix des parcs aquatiques périurbains classiques. Juillet-août : familles colonisent transats colorés, adolescents testent parcours gonflables.

Voile, paddle, kayak — navigation libre sur 150 hectares

Six étangs interconnectés offrent 150 hectares cumulés de navigation. Location paddle à 15 € l'heure, kayak à 11-20 € la session. Cours de voile via la Société Nautique de l'Oise, club fondé en 1884.

Mai-juin optimal : eaux calmes à 18 °C, affluence modérée face au million de visiteurs annuels concentrés l'été. Cette balançoire à 9 € défie les prix alpins — même logique de démocratisation ici. Parcours nautique contourne l'île boisée, longe l'Axe Majeur de Dani Karavan.

De gravière industrielle à parc nautique — métamorphose sur 50 ans

1965 : schéma d'aménagement parisien prévoit cette "île" pour attirer habitants vers la ville nouvelle de Cergy. 1972-1977 : GSM Guintoli extrait les derniers camions de sable. L'AFTRP transforme trous béants en lacs artificiels.

Évolution accélérée — 1980 téléski, 1989 centre de séjour, 2000 toboggans, 2013 vague à surf. Aujourd'hui : un million de visiteurs annuels, zéro classement UNESCO, mais laboratoire vivant d'innovations nautiques urbaines. Vision depuis la passerelle — étendue bleue où gravières mortes renaissent en terrain de jeux aquatiques.

Ce lac landais révèle l'histoire de l'aviation tandis qu'ici, l'avenir des loisirs nautiques s'écrit au présent. Jonction improbable entre héritage industriel et sensations futuristes.

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Comment accéder à l'île de loisirs depuis Paris ?

RER A jusqu'à Cergy-Préfecture — 40 minutes, 5-7 € le trajet. Puis bus 38 en 10 minutes ou vélo sur piste cyclable en 20 minutes. Voiture : A15/A86, parking payant 5-10 € par jour en saison haute. Gratuit pour piétons et cyclistes.

Aéroport CDG à 25 kilomètres — taxi 50 €, 30 minutes. Site ouvert 24h/24 pour promeneurs, activités payantes 9h-19h selon saison. L'Office de Tourisme précise : "Emplacement privilégié au cœur de la boucle de l'Oise."

Quelle est la meilleure période pour visiter ?

Mai-juin ou septembre — températures 15-22 °C, activités nautiques optimales sans foules estivales. Éviter juillet-août : pic d'affluence concentré. Hiver : balades nature accessibles, activités nautiques limitées sauf stade d'eau vive praticable toute l'année avec combinaison.

Comment Cergy se compare-t-il aux bases nautiques classiques ?

Avantages : équipements uniques Europe/Île-de-France, proximité Paris 30 kilomètres contre 100+ pour Seine-et-Marne, prix 20-30% inférieurs moyenne nationale. Rafting 20-30 € contre 40 € dans les Alpes. Limite : cadre urbain contre paysages alpins naturels, saisonnalité forte pour baignade.

Coucher de soleil sur l'étang principal — silhouettes de voiliers Optimist glissant vers les pontons. Écho lointain de rires depuis les toboggans, reflets orangés dansant sur surface turquoise. Dans l'air, mélange improbable : parfum d'écume artificielle des rapides, herbe fraîchement coupée des berges, bitume chaud de la ville toute proche.