Au pied du col de l’Iseran, ce village de Savoie a gardé ses maisons de lauze
La lumière accroche les toits sombres avant de descendre vers les façades de pierre. À Bonneval-sur-Arc, les maisons de lauze serrent leurs fenêtres étroites, leurs balcons de bois et leurs ruelles, sans chercher à jouer les décors.
Le village attend au fond de la Haute-Maurienne, près de la frontière italienne, au pied du col de l’Iseran. L’été, le passage par le col ouvre une arrivée spectaculaire; l’hiver, la neige change les toits et les pentes. Ici, le relief impose son rythme.
Bonneval-sur-Arc, la dernière commune avant le col de l’Iseran
Bonneval-sur-Arc est la commune la plus orientale d’Auvergne-Rhône-Alpes et la dernière de Haute-Maurienne. Cette position explique l’impression d’être arrivé au bout de la vallée, avec le col de l’Iseran comme ligne de fuite vers Val-d’Isère et la Haute-Tarentaise.
Le territoire monte jusqu’à 3 642 m. Ce chiffre ne se lit pas sur les façades, mais il se devine dans la présence continue des sommets et dans l’air plus net quand vous quittez les ruelles. La montagne reste tout près.
Le vieux village et Tralenta abritent les habitations occupées à l’année. Plus loin, l’Écot conserve aussi ses maisons rénovées et sa chapelle Sainte-Marguerite, datée du XIIe siècle. Pour une balade lente, c’est le détour que je choisirais.
Les toits de lauze gardent une silhouette que les câbles ne coupent pas
Les bâtiments sont trapus, bâtis en pierres de taille liées à la chaux. Leurs fenêtres, étroites et verticales, n’ont pas de volets; les toits à deux pans reposent sur une charpente de mélèze et portent des lauzes.
Sur les façades tournées vers le soleil, des galeries de bois prolongent parfois les étages. Certains balcons montrent encore des grebons, ces briquettes de fumier de mouton autrefois utilisées pour se chauffer. Ce détail change le regard.
Bonneval-sur-Arc a aussi enfoui la plupart de ses réseaux électriques et télécoms. Aucun câble aérien ni pylône ne vient découper les toits. Vous pouvez lever les yeux sans rencontrer la silhouette habituelle des stations de montagne.
Peut-on parcourir le vieux village sans programme précis ?
Oui, les nombreuses ruelles suffisent à dessiner une promenade, entre pierre, bois et toits de lauze. Gardez du temps pour l’Écot: ses maisons rénovées et sa chapelle donnent une autre échelle à l’escale.
Du ski l’hiver, le col de l’Iseran l’été: deux saisons, deux arrivées
L’hiver, Bonneval-sur-Arc attire pour le ski alpin, le ski nordique, le freeride et les raquettes. Le domaine skiable monte jusqu’à 3 000 m, tandis que le village garde des façades de pierre plutôt que l’alignement de grands immeubles.
L’été, les randonnées de haute montagne, la Vanoise et le col prennent le relais. Le passage de l’Iseran permet alors de rejoindre Val-d’Isère, sous réserve de son ouverture. Cette route mérite d’être envisagée pour le trajet lui-même.
Les portes du parc national de la Vanoise sont là, dans la vallée de l’Arc. Les glaciers et les pentes occupent le regard sans qu’il soit nécessaire de multiplier les étapes. Bonneval fonctionne mieux comme une halte que comme une course.
À 42 km de Modane, une arrivée qui demande de regarder la route
Bonneval-sur-Arc se trouve en Savoie, à 42 km de Modane, au nord-est. La gare TGV de Modane est la référence ferroviaire, avec des liaisons en bus vers le village. C’est l’accès le plus simple sans voiture.
En hiver, partez pour les activités de neige. En été, l’ouverture du col de l’Iseran conditionne l’accès depuis Val-d’Isère et donne sa pleine mesure à la route des Grandes Alpes. Vérifiez cet élément avant le départ.
Peut-on venir depuis Val-d’Isère en été ?
Oui, l’accès par le col de l’Iseran est possible en été, à condition que le col soit ouvert. Cette condition compte: le village est au pied du passage, et la route dépend directement de cette ouverture.
Au soir, les lauzes retiennent encore un peu de lumière sur les toits. Puis la vallée reprend ses ombres, et le col disparaît derrière les pentes.