Une forêt de bambous géants née en 1856 s’élève jusqu’à 25 mètres dans le Gard

À Générargues, les allées disparaissent sous des feuilles qui filtrent la lumière en longues bandes vertes. Le sol reste frais, l’air semble plus dense, et la forêt de bambous géants transforme une promenade dans le Gard en voyage végétal. Certaines tiges atteignent 25 mètres.

Je trouve cette entrée plus forte qu’un simple jardin botanique: on avance sous une canopée qui change complètement l’échelle du paysage.

1856, l’année où la jungle de Générargues a commencé

La Bambouseraie en Cévennes est née en 1856, à l’initiative d’Eugène Mazel. Le site rassemble aujourd’hui des bambous, des arbres et des plantes venus d’horizons botaniques très différents.

Le résultat se découvre en marchant. Une tige s’élève au-dessus de vous, une autre ferme presque le ciel, puis l’allée retrouve une lumière plus ouverte. Les bambous donnent au parc son rythme vertical, mais les jardins d’inspiration japonaise, les plans d’eau et les espaces paysagers prolongent la visite.

Je préfère cette progression aux jardins que l’on embrasse d’un seul regard. Ici, chaque détour modifie la lumière et la sensation d’espace. Vous entrez pour les bambous, puis vous ralentissez devant une passerelle, une étendue d’eau ou la masse sombre d’un feuillage.

Plus de 1 300 variétés derrière les mêmes feuillages

La Bambouseraie réunit plus de 1 300 variétés de bambous, d’arbres et de plantes remarquables. Le chiffre compte moins comme inventaire que comme indice de diversité: la promenade change d’aspect d’un secteur à l’autre.

La forêt géante reste la scène la plus marquante. Les tiges serrées composent des couloirs verts, tandis que la lumière descend par fragments sur les feuilles. Vous pouvez y venir pour les photographies, mais aussi pour une marche sans objectif précis.

Le parc comprend aussi un jardin d’inspiration japonaise, un bambousarium, des séquoias, un labyrinthe, une ferme et des serres. Je trouve que cette variété évite l’effet de visite répétitive: le bambou attire le regard, puis d’autres formes végétales prennent le relais.

Le site a également servi de décor à plusieurs films, dont Le Salaire de la peur et Paul et Virginie. Dans ces allées, l’impression de décor fabriqué vient pourtant d’un paysage bien réel, traversé par des feuillages et des ombres mouvantes.

Depuis Anduze, une visite de 2 à 3 heures sans courir

La Bambouseraie se trouve au 552, rue de Montsauve, à Générargues, dans le Gard. Elle est à environ 2 kilomètres d’Anduze et à 11 kilomètres d’Alès. Le site dispose d’un parking gratuit et d’aménagements accessibles aux personnes en fauteuil roulant.

Prévoyez 2 à 3 heures pour parcourir les jardins, prendre des photos et faire une pause. Le printemps et le début de l’été conviennent bien aux visiteurs qui veulent voir les espaces paysagers sous une lumière plus généreuse.

En 2026, le parc est ouvert du 28 février au 15 novembre. Les horaires varient selon la période; en octobre, l’ouverture est annoncée de 10 heures à 18 heures jusqu’au 25, avec une dernière entrée une heure avant la fermeture.

Je vous conseille d’arriver en début de journée ou en fin d’après-midi. La lumière traverse alors les bambous avec plus de douceur, et vous profitez mieux des passages étroits sous les feuillages.

Le billet est-il payant ?

Oui. En 2026, le billet adulte est annoncé à 15,50 euros et le billet enfant, de 4 à 12 ans, à 11,50 euros. Le billet permet de rester toute la journée, ce qui laisse le temps de visiter sans transformer la promenade en parcours minuté.

La visite convient-elle aux familles ?

Oui, le parc se visite en famille et propose aussi un espace ludique. Pour vous, le meilleur choix dépendra du rythme des enfants: la forêt attire immédiatement, tandis que les jardins demandent davantage de marche et d’attention.

À la sortie, la lumière paraît presque ordinaire après les feuillages. Puis une dernière tige dépasse au-dessus de l’allée, très haut, comme si la forêt gardait encore un morceau de ciel pour elle.