Un tumulus datant d’environ 3000 av. J.-C. surplombe la rivière du Bono

La lumière glisse sur la rivière du Bono et accroche les façades du petit port. Les quais gardent une odeur d’eau salée, tandis que les chemins s’éloignent vers les berges. Au-dessus de cette rivière, le tumulus de Kernours rappelle une présence humaine vieille d’environ 3000 av.

J.-C.. Je préfère cette entrée discrète au Bono : une promenade où la préhistoire apparaît entre les arbres.

3000 av. J.-C. Au-dessus du Bono : la première surprise

Le tumulus de Kernours repose dans une pinède, au-dessus de la rivière du Bono. Sa masse ne cherche pas le regard depuis le port, mais elle change la lecture du paysage dès que vous quittez les quais.

Vous passez de l’eau aux arbres, puis d’un chemin bordé de végétation à un monument funéraire néolithique. La rivière reste proche, en contrebas. Le contraste me plaît : ici, une balade maritime mène vers une trace humaine bien plus ancienne que le village actuel.

Le site rappelle aussi que le Bono ne se résume pas à ses bateaux. La commune rassemble un port, un vieux pont, des berges et des chemins côtiers. Cette succession donne envie de marcher sans chercher à tout voir trop vite.

1840, le pont piéton qui regarde encore le port

Le vieux pont suspendu du Bono a été achevé en 1840. Il est aujourd’hui réservé aux piétons et aux cyclistes, ce qui laisse le passage ouvert aux pas, aux vélos et aux regards vers la rivière.

Depuis la passerelle, le port se découvre en hauteur. Les anciens chantiers ostréicoles apparaissent dans le paysage, avec leurs lignes basses et leurs matières grises. Je préfère traverser le pont lentement, sans appareil photo dans les mains, pour suivre les variations de lumière sur l’eau.

Le pont donne aussi une mesure concrète de l’ancien village maritime. Il relie les deux rives tout en gardant une allure légère. Sous vos pieds, les mouvements du tablier accompagnent la vue, surtout lorsque le vent arrive par la rivière.

400 marins et 100 bateaux : le port derrière la carte postale

Le Bono a connu une activité maritime importante. Autrefois, environ 400 marins vivaient de la mer et le village comptait plus de 100 bateaux. Ces chiffres donnent une autre profondeur aux quais que vous longez aujourd’hui.

Le port garde cette mémoire sans musée spectaculaire ni décor reconstitué. Les quais, les berges et les anciens chantiers suffisent à faire sentir le travail passé. Je trouve cette présence plus intéressante qu’une succession de panneaux : elle se lit dans la forme du rivage.

Les sentiers côtiers prolongent la promenade sur plus de 8 km. Vous pouvez suivre l’eau, vous arrêter devant une anse ou revenir vers le bourg lorsque la marche vous suffit. Le paysage change par petites touches, entre rive, arbres et ouvertures sur les rias.

Peut-on traverser le vieux pont à vélo ?

Oui. Le vieux pont du Bono est réservé aux piétons et aux cyclistes. Il devient donc un passage agréable pour intégrer le port et les berges dans une même promenade, sans circulation automobile sur la passerelle.

À 4 km d’Auray, comment organiser la promenade

Le Bono se trouve dans le Morbihan, à 4 km d’Auray et à environ 15 km de Vannes. Cette proximité permet d’en faire une halte lors d’une découverte du golfe du Morbihan, avec le port comme point de départ naturel.

Je vous conseille de commencer par les quais, puis de rejoindre le vieux pont suspendu. La suite dépend de votre envie : rester près de l’eau ou suivre une partie des sentiers côtiers. Le tumulus de Kernours apporte une seconde étape, plus retirée, dans la pinède.

La durée de visite n’est pas fixée par un parcours unique. Vous pouvez venir pour une courte traversée du pont et quelques pas sur les quais, ou prolonger la sortie sur les chemins. Le Bono convient mieux à une promenade souple qu’à une visite menée au pas de course.

Le tumulus de Kernours est-il près de la rivière ?

Oui. Le tumulus se trouve dans une pinède au-dessus de la rivière du Bono. Son emplacement permet d’associer une découverte préhistorique à une marche autour du port et des berges.

Au Bono, l’eau guide d’abord le regard. Puis le pont attire les pas, les anciens bateaux reviennent dans les récits, et le tumulus déplace la promenade vers les arbres. La rivière reste en bas.

Les traces humaines, elles, remontent très loin.