Richelieu fit détruire le château de ce village en 1633 : les jardins subsistent

À Champeix, l’été se découvre en montant vers le Marchidial, entre les murs anciens et les jardins accrochés aux pentes. Les terrasses donnent au village une lumière particulière, surtout quand les potagers, les vergers et les anciennes vignes apparaissent derrière les ruelles. En 1633, Richelieu ordonna la destruction du château des dauphins d’Auvergne.

Les jardins, eux, sont restés.

Richelieu ordonne la destruction en 1633, le Marchidial garde ses traces

Le quartier du Marchidial occupe les hauteurs de Champeix. Ses ruelles conduisent vers les vestiges du château, dont subsistent une partie du donjon, une chapelle et des éléments de l’ancienne forteresse.

Au XIIe siècle, le site accueillait une résidence des dauphins d’Auvergne. Puis le pouvoir royal a voulu effacer cette place forte. Richelieu en ordonna la destruction, et le paysage conserva pourtant les marques de cette présence.

Vous avancez entre les pierres, puis le regard descend vers les toits et les jardins. Je préfère cette approche lente à une simple photographie du vestige, car elle montre comment l’ancien château reste lié à la vie du village.

Le Marchidial : des jardins en terrasses là où le château dominait

Champeix porte le surnom de Cité des Jardins pour une raison très visible. Les coteaux et les berges de la Couze Chambon accueillent des jardins en terrasses, des potagers, des vergers et des parcelles autrefois plantées de vignes.

Ces terrasses donnent une direction à la promenade. On quitte une ruelle, on longe un muret, puis un espace cultivé s’ouvre entre deux maisons. Le village devient alors un paysage à parcourir, avec la rivière en contrebas et les hauteurs autour.

Je préfère ce contraste aux grands décors trop apprêtés. Ici, les jardins ne servent pas seulement de toile de fond : ils prolongent les vestiges et racontent la manière dont Champeix s’est installé sur les pentes.

Le panorama sur le village apparaît par endroits depuis les ruelles du Marchidial. Vous pouvez prendre le temps de regarder les lignes des terrasses, les murs et les toits, sans chercher à tout visiter au pas de course.

Depuis Clermont-Ferrand, Champeix se découvre surtout en été

Champeix se trouve dans le Puy-de-Dôme, à environ 21,4 km au sud de Clermont-Ferrand. La commune se rejoint par la route, puis la découverte se poursuit à pied dans les ruelles qui montent vers le Marchidial.

L’été est la saison la plus cohérente avec l’angle du village. L’église du château est ouverte à la visite pendant cette période, tandis que les jardins prennent leur place dans le parcours. Je choisirais le début ou la fin de journée, quand la lumière accroche les murs et les terrasses.

Chaque mercredi de juillet et d’août, Champeix accueille aussi un marché nocturne. Vous pouvez alors prolonger la promenade après la chaleur, lorsque les rues changent d’ambiance et que les hauteurs deviennent un point de vue sur le bourg.

Le château de Champeix se visite-t-il encore ?

Le château a été détruit, mais ses vestiges se découvrent toujours autour du Marchidial. L’église du château, une partie de la tour et la base du donjon rappellent son ancienne fonction. Le contraste me paraît plus intéressant qu’un monument intact.

Faut-il aimer l’histoire pour apprécier les jardins ?

Non. Les terrasses se parcourent comme une promenade dans le village, entre les murs, les cultures et les vues sur la vallée. Vous pouvez suivre les ruelles sans transformer la visite en leçon d’histoire.

Je recommande de regarder les jardins avant les pierres.

À Champeix, la disparition du château n’a pas effacé le relief du Marchidial. Une chapelle, une base de donjon, un muret et des parcelles cultivées composent encore le paysage. En été, la lumière glisse sur les terrasses.

Le château manque à l’horizon, mais les jardins occupent toujours la colline.