Retraites 2027 : le 20 octobre 2026, une hausse de 1,4 % proposée face au gel

Vous percevez une pension de retraite et redoutez de voir son montant rester inchangé en 2027 ? Ce 20 octobre 2026, une hausse de 1,4 % des pensions de base est proposée comme alternative au gel, mais elle n’est pas encore adoptée. Thibault Bazin, rapporteur général du budget de la Sécurité sociale, veut laisser les partenaires sociaux négocier ce taux, selon 20 Minutes.

La proposition intervient alors que l’examen du budget de la Sécurité sociale se poursuit au Parlement. Le gel des pensions n’est donc pas définitivement écarté, même si la mesure a été largement rejetée en commission. En séance, les députés repartent du texte initial du gouvernement.

Pourquoi une hausse de 1,4 % est-elle proposée ?

L’idée défendue par Thibault Bazin repose sur un mécanisme de dernier recours. Après le vote du budget de la Sécurité sociale, les partenaires sociaux pourraient négocier la revalorisation des pensions. Si aucun accord n’était trouvé, le taux de 1,4 % s’appliquerait aux pensions de base.

Le calendrier reste toutefois conditionnel. Le dispositif devrait d’abord être adopté, puis la négociation devrait avoir lieu. Son effet pourrait être rétroactif au 1er janvier 2027, mais aucune augmentation immédiate n’est annoncée pour les retraités au 20 octobre.

Il faut donc parler d’une proposition, pas d’une hausse acquise. Le taux pourrait encore évoluer selon le vote du budget et l’issue des discussions.

Quelles pensions seraient concernées par le projet ?

Le projet gouvernemental prévoit une protection pour les petites pensions. La revalorisation suivant l’inflation serait conservée lorsque l’ensemble des pensions perçues, retraite de base et complémentaire comprises, ne dépasse pas 1 260 euros par mois.

Au-dessus de ce seuil, le texte envisage une sous-indexation ou un gel des pensions de base. Le seuil s’apprécierait donc en additionnant la pension de base et la complémentaire. Cela ne signifie pas que les complémentaires seraient directement gelées par le gouvernement.

La proposition à 1,4 % modifierait cette logique si elle était retenue. Elle offrirait une revalorisation partielle des pensions de base concernées, dans l’hypothèse où la négociation n’aboutirait pas à un autre taux.

Combien cette alternative coûterait-elle ?

Selon les estimations rapportées par 20 Minutes, l’alternative représenterait environ 1,3 milliard d’euros d’économies. Le gel de toutes les pensions concernées au-dessus du seuil permettrait, lui, d’économiser environ 4 milliards d’euros.

Ces montants sont des estimations budgétaires présentées le 20 octobre. Ils ne correspondent ni à des économies déjà réalisées ni à une décision définitive. L’écart entre les deux scénarios explique la recherche d’un compromis autour d’une hausse limitée.

Quelle différence avec la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

La hausse proposée pour les pensions de base ne doit pas être confondue avec celle des retraites complémentaires des salariés du privé. Une revalorisation de 1,4 % de l’Agirc-Arrco a été décidée pour une prise d’effet au 1er novembre 2026.

Cette décision distincte a été rapportée par Service-Public, après une décision du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco prise le 14 octobre. France Info a également relayé cette information.

La situation est donc différente selon la pension observée. Pour l’Agirc-Arrco, la hausse annoncée concerne une décision déjà prise. Pour les pensions de base en 2027, le taux de 1,4 % reste une proposition liée au débat sur le budget de la Sécurité sociale.

Que faut-il retenir pour votre pension ?

Au 20 octobre 2026, aucune hausse automatique de 1,4 % ne peut être annoncée pour toutes les pensions. Le taux concerne une proposition visant les pensions de base, avec un mécanisme conditionné au vote du budget et à l’échec éventuel des négociations.

Le gel reste lui aussi possible, car son abandon n’est pas définitif. Pour connaître l’effet réel sur votre revenu, il faudra attendre le texte adopté et ses règles d’application, notamment le traitement réservé aux pensions dépassant le seuil de 1 260 euros.

Sources

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