PER 2026 : jusqu’à 37 680 € déductibles, mais avez-vous vraiment intérêt à verser encore ?
- 37 680 €: c’est le plafond maximal de déduction pour un salarié au titre de 2026, sur les revenus 2025 « Épargne retraite » de la DGFiP mise à jour le 2 avril 2026.
- Le minimum déductible reste de 4 710 € au 1er janvier 2026, y compris pour une personne sans revenus professionnels, d’après la méthode rappelée par impots.gouv.fr.
- Depuis le 1er janvier 2026, les versements après 70 ans restent possibles sur un PER, mais ne sont plus déductibles, selon service-public.fr.
- Autre changement en vigueur depuis le 1er janvier 2026: les plafonds non utilisés se reportent sur 5 ans pour les versements 2026 et après, contre 3 ans auparavant.
Vous avez peut-être le même doute en ouvrant votre espace fiscal ou votre contrat PER: faut-il encore faire un versement en 2026 pour alléger vos impôts, ou est-ce trop tard, voire moins intéressant qu’avant ? La vraie réponse tient en trois points très concrets: votre plafond disponible, votre profil fiscal, et votre âge. Cette année, la règle reste généreuse sur le papier, avec jusqu’à 37 680 € déductibles pour certains épargnants, mais 2026 apporte aussi des limites nouvelles qu’il faut voir tout de suite.
Le sujet, ici, n’est donc pas de savoir si le PER est “bon” en général. Il s’agit de savoir combien vous pouvez encore déduire en 2026, et dans quels cas un versement supplémentaire garde un intérêt fiscal réel.
Quel est le plafond de déduction PER en 2026 ?
Pour les versements volontaires sur un PER, la base n’a pas changé: vous pouvez déduire jusqu’à 10 % de vos revenus professionnels 2025, avec un plancher et un plafond liés au PASS. « Épargne retraite » publiée par la DGFiP sur impots.gouv.fr et mise à jour le 2 avril 2026, le plafond applicable au titre de 2026 va de 4 710 € à 37 680 €.
Dit autrement, le maximum de 37 680 € ne concerne pas tout le monde. Il s’applique aux contribuables dont les revenus 2025 sont assez élevés pour atteindre la borne haute calculée à partir du PASS 2025 fixé à 47 100 €. Prochaine étape connue: ces seuils seront révisés avec la revalorisation du PASS pour 2027, généralement publiée à l’automne 2026.
Qui peut encore déduire 4 710 €, et qui peut aller au-delà ?
Le seuil de 4 710 € est important, car il sert aussi de filet minimal. Une personne sans revenus professionnels, par exemple un étudiant, un demandeur d’emploi ou un retraité, reste limitée à 10 % du PASS 2025, soit 4 710 € au 1er janvier 2026. C’est la borne à retenir si vous n’avez pas de revenus d’activité à faire entrer dans le calcul.
Mais il faut éviter une confusion fréquente. Le plafond de 37 680 € correspond au régime “salarié” ou assimilé pour les revenus 2025. Ce n’est pas le même cadre que celui des travailleurs non-salariés.
Le plafond TNS à 88 911 € ne concerne pas les salariés
Pour les travailleurs non-salariés, les montants sont plus élevés. Les synthèses relayées par Agipi, Meilleurtaux et d’autres médias spécialisés indiquent, pour les versements 2026, un plancher de 4 806 € et un plafond de 88 911 €, calculés à partir du PASS 2026 de 48 060 €.
Mais attention, ce plafond ne joue pas sur la même base temporelle. Il concerne les revenus 2026, avec un effet pratique sur la déclaration 2027. C’est là que beaucoup se trompent.
Un salarié ne peut pas reprendre ce chiffre de 88 911 € pour estimer sa déduction 2026 sur les revenus 2025.
Avez-vous vraiment intérêt à verser encore en 2026 ?
Pas automatiquement. Si vous avez déjà atteint votre plafond disponible, un nouveau versement volontaire ne vous donnera pas plus de déduction immédiate. En revanche, si vous n’avez pas utilisé tout votre droit, 2026 apporte un assouplissement utile: les plafonds non utilisés sur les versements réalisés à partir du 1er janvier 2026 sont reportables sur 5 ans, contre 3 ans auparavant, selon service-public.fr.
C’est un vrai changement. Un plafond 2026 non consommé peut ainsi rester mobilisable jusqu’en 2031. Mais les anciens droits acquis avant 2026 restent soumis à l’ancienne règle de 3 ans.
Là aussi, il n’y a pas de rétroactivité générale.
Après 70 ans, la réponse est beaucoup plus simple
Depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires sur PER effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, comme le rappelle service-public.fr dans son actualité du 28 avril 2026. Le PER reste donc accessible, mais l’avantage fiscal à l’entrée disparaît.
Voilà le point de bascule. Si vous avez déjà 70 ans, verser “pour défiscaliser” n’a plus de sens en 2026. Et si vous êtes plus jeune, il faut aussi garder en tête que, pour les versements non déduits, la sortie en capital obéit à une fiscalité distincte.
Pourquoi la sortie compte davantage en 2026
Autre nouveauté entrée en vigueur au 1er janvier 2026: le taux global des prélèvements sociaux sur les gains du PER est passé à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant, selon service-public.fr. Pour les versements non déductibles, la sortie en capital prévoit un capital exonéré d’impôt sur le revenu, mais des gains soumis au PFU de 12,8 % et aux prélèvements sociaux de 18,6 %.
Concrètement, cela veut dire qu’un versement n’est pas intéressant par principe. Il l’est surtout si vous avez encore un plafond de déduction utilisable et si vous entrez bien dans les règles en vigueur en 2026. Tout le reste relève du cas par cas.
Au 23 juin 2026, ces règles sont en vigueur, pas au stade du projet: plafond salarié jusqu’à 37 680 €, plafond inactif à 4 710 €, plafond TNS jusqu’à 88 911 €, report sur 5 ans, et fin de la déductibilité après 70 ans.
Le PER peut donc encore réduire l’impôt en 2026, mais seulement si vous avez un plafond disponible et si votre situation entre dans le bon régime. Les unités de compte n’offrent pas de capital garanti, et les règles fiscales peuvent évoluer. Selon votre profil, mieux vaut vérifier votre marge de déduction avec votre banque, votre assureur ou un conseiller avant de verser.