Le seul festival de France où 7 habitants ont créé une utopie artistique inclassable depuis 1990

7 habitants. Un village de Gâtine. Et depuis juin 1990, une utopie artistique qui ne ressemble à aucune autre. J’ai découvert le Nombril du Monde par hasard, en cherchant ce qui se cachait derrière ce nom improbable.

1990, 7 fondateurs et un festival de contes qui défie les catégories

Yannick Jaulin et 6 habitants de Pougne-Hérisson ont créé ce festival en juin 1990. 7 membres au départ. Aujourd’hui, le site parle de « haut lieu légendaire de Gâtine » et d’un « jardin sonore où tous les plus beaux récits ont trouvé refuge ».

Le cœur de l’expérience tient dans ce Jardin des histoires. Mi-musée d’art brut, mi-parcours sonore high-tech. C’est cette hybridation qui justifie l’étiquette « utopie artistique inclassable » que le lieu porte sans complexe. L’imaginaire, dit le site officiel, « n’a pas de limite ».

De la Saint-Jean à septembre : une saison qui ne tient pas à un week-end

La Fête de la Saint-Jean ouvre la programmation estivale chaque année. Les rendez-vous se succèdent ensuite : veillées contées, labos des contes, soirées thématiques, balades contées. Le calendrier affiché va de juin à septembre, avec une fermeture symbolique début septembre autour d’un « Championnat du Nombril du Monde de crêpes ».

En 2015, le chiffre apparaît dans les archives du site. Sans contexte précis dans les notes disponibles, je ne m’y risquerai pas. Ce qui compte : la programmation estivale continue, année après année, dans un village qui n’a ni la taille ni les infrastructures d’un festival conventionnel.

Pougne-Hérisson, Deux-Sèvres : comment se perdre volontairement

Le village se situe dans la Gâtine, non loin de Parthenay. C’est le point de repère le plus stable. Les notes ne donnent ni distance exacte ni durée de trajet, ni détail sur les transports. Je n’en inventerai pas.

Le site officiel mentionne une section « Venir en groupe » avec des pages dédiées aux scolaires et aux loisirs. Une actualité récente indique que la capacité d’accueil des établissements scolaires est « complet ». Cela dit assez de l’attrait du lieu sans qu’il soit besoin d’en rajouter.

Peut-on visiter le Jardin des histoires seul ?

Le site propose une rubrique « Explorez » et un « Cabinet d’ombilicologie ». L’expérience semble conçue pour la visite individuelle autant que pour les groupes. Le parcours sonore, en particulier, se prête à l’écoute en solitaire.

Quand partir pour être sûr de trouver une veillée ?

Les rendez-vous sont listés de juin à septembre. La Saint-Jean marque le début. Pour les dates précises, le site officiel reste la source à consulter. La programmation n’est pas hebdomadaire : certains événements sont espacés de plusieurs semaines.

Le rêve d’une utopie qui tient debout depuis 35 ans

Le Nombril du Monde n’a pas grandi en festival géant. Il est resté à l’échelle d’un village. 7 fondateurs, une utopie artistique, un jardin qui mélange l’art brut et la technologie sonore. Le soir, dans la Gâtine, on tend l’oreille. Les histoires continuent de naître à Pougne-Hérisson.