Entre Hyères et Saint-Tropez, ce port de pêche devenu station compte 12 plages

Le matin, la mer découpe le rivage en bandes claires, et les parasols n’ont pas encore pris toute la place. Au Lavandou, dans le Var, l’ancien port de pêche a changé d’allure, mais l’eau reste le fil conducteur. Vous venez ici pour avancer de plage en plage, avec les îles d’Or posées au large.

Entre Hyères et Saint-Tropez, cette station balnéaire longe la Méditerranée au pied du massif des Maures. L’été explique l’attrait du lieu, mais aussi sa limite: juillet et août attirent une fréquentation très élevée. Mieux vaut aimer le mouvement du bord de mer.

12 plages sur plus de 12 kilomètres, le Lavandou ne se résume pas à son port

Le Lavandou aligne douze plages de sable fin sur plus de douze kilomètres de littoral. Elles vont de l’Anglade à Pramousquier, à l’est, et dessinent une côte où chaque arrêt change légèrement le cadre. Ici, le vrai plaisir tient à cette continuité.

La plage du Lavandou centre accompagne l’animation de la station. Saint-Clair, La Fossette, Aiguebelle, Cavalière ou Pramousquier invitent à poursuivre la route vers l’est. Vous pouvez choisir votre portion de sable selon l’envie du moment, sans rester rivé au même front de mer.

Il y a aussi Jean Blanc, l’Éléphant, le Rossignol, le Layet et le Cap Nègre. Les noms défilent sur la côte comme les étapes d’une promenade. C’est cette succession qui donne du relief au séjour, bien davantage qu’une seule plage célèbre.

Du village de pêcheurs à la commune créée en 1913

Le Lavandou fut un petit port de pêche avant de devenir une station balnéaire de la côte varoise. La commune est née en 1913, après sa séparation de Bormes-les-Mimosas, tout proche à l’ouest. Ce passé explique la présence du port au milieu d’une destination pensée pour la mer.

Le quai Gabriel-Péri donne un autre rythme à la journée. On y marche après une baignade, quand la lumière baisse et que les terrasses se remplissent. Le port garde alors son rôle de point de rendez-vous, loin de l’image d’une côte réduite aux serviettes.

Face au rivage, les îles d’Or restent visibles dans le paysage. Le Lavandou est aussi surnommé la Cité des Dauphins, à cause d’observations de cétacés au large, dans le périmètre du sanctuaire Pelagos. Ne les attendez pas comme un spectacle garanti, mais gardez les yeux sur l’horizon.

Peut-on parcourir la côte à vélo ?

Oui, une piste cyclable emprunte l’ancienne voie du Train des Pignes entre Le Lavandou et Pramousquier. Elle permet de relier plusieurs secteurs de plage sans reprendre constamment la voiture. Pour vous, c’est l’option la plus agréable hors des heures les plus chaudes.

Une arrivée qui change vite de décor

Dans le Var, l’accès passe par les routes du littoral, avec Bormes-les-Mimosas à proximité immédiate. La route vous mène du côté urbain de Hyères vers une côte plus étirée, où les plages ponctuent le trajet.

La saison d’été convient à ceux qui veulent vivre la station dans toute son énergie. En juillet et août, l’affluence est forte, surtout autour des zones les plus recherchées. Je privilégierais les extrémités du littoral et les débuts de journée, quand le sable garde encore une respiration.

Le Lavandou s’adresse aux voyageurs qui veulent mettre la baignade au centre de leur escapade, sans renoncer à une promenade portuaire ou à une sortie à vélo. Les départs maritimes vers les îles d’Hyères peuvent aussi prolonger la journée. Mais les douze plages suffisent déjà à remplir le regard.

Le Lavandou est-il seulement une destination de plage ?

Non. Le port, le quai Gabriel-Péri et la piste de l’ancienne voie ferrée offrent d’autres manières de parcourir la station. La mer reste partout proche, mais la journée peut alterner vélo, promenade et halte sur le sable.

Cette variété fait la différence.

À la fin de l’après-midi, la côte ne paraît plus tout à fait la même. Les baigneurs quittent l’eau, les façades prennent une couleur plus douce, et les îles d’Or restent en face. Douze plages, puis le large.