En 1259, Alphonse de Poitiers fonda cette bastide, dotée d’une charte de coutumes en 1289

Sur une colline étroite, les maisons de Saint-Pastour regardent les champs du Lot-et-Garonne. Le village se parcourt à pied, entre pierre claire, vieille porte et lignes de fortifications. Ici, chaque détour ramène à la naissance d’une bastide médiévale fondée en 1259 par Alphonse de Poitiers, puis dotée d’une charte de coutumes en 1289.

Une histoire qui se lit encore dehors.

1259, l’année où Saint-Pastour devient une bastide

Le plan du village suit la forme du pech, une hauteur étroite et allongée. Cette contrainte donne à Saint-Pastour une silhouette linéaire, loin des bourgs organisés autour d’une vaste place régulière. J’aime cette découverte progressive, car le village se révèle par séquences.

Alphonse de Poitiers fonde la bastide en 1259. Le 7 avril 1289, Édouard Ier accorde à Saint-Pastour une charte de coutumes. Ce texte fixe les règles de la ville et marque une nouvelle étape dans son organisation.

Le contexte reste tendu. Les combats entre les troupes du roi de France et celles du roi d’Angleterre poussent à renforcer la bastide entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle. Le château protège alors l’angle nord-ouest de l’enceinte.

La porte Jeanne-d’Arc garde l’entrée du village. Une statue la surmonte. Devant cette pierre ancienne, vous comprenez mieux la logique défensive de Saint-Pastour, sans avoir besoin d’un long panneau explicatif.

De la porte Jeanne-d’Arc à l’église du XVe siècle

La visite se construit en marchant. Le chemin de ronde ceinture le village, tandis que les vestiges des anciens remparts rappellent la limite de la bastide. La halle en bois apporte une autre matière au parcours, plus légère, plus ouverte.

L’église Saint-Pastour appartient au XVe siècle. Son architecture gothique introduit une verticale plus sombre dans un village marqué par les façades et les murs de pierre blanche. Pour moi, c’est le monument à regarder après la porte, quand l’œil a déjà compris le relief du lieu.

Le château féodal n’est plus là dans son ensemble, mais ses vestiges participent encore à la lecture du site. Le vieux puits, la halle et les maisons anciennes donnent au parcours des points d’arrêt très concrets. Rien ne demande une visite au pas de course.

Saint-Pastour convient aux curieux de patrimoine qui aiment relier les détails. Une porte, une enceinte, une église, un chemin de ronde. Le village raconte son passé par fragments, et cette retenue lui va bien.

La visite de Saint-Pastour est-elle payante ?

Non, la visite du village est libre. Vous pouvez parcourir les rues, longer les vestiges des remparts et rejoindre le chemin de ronde sans réservation indiquée. L’église peut être ouverte les après-midi à la demande.

Que peut-on voir en priorité ?

Commencez par la porte Jeanne-d’Arc, puis poursuivez vers l’église Saint-Pastour, la halle, le vieux puits et les restes du château féodal. Le chemin de ronde complète cette promenade patrimoniale autour de la bastide.

À quinze kilomètres de Villeneuve-sur-Lot, une halte toute l’année

Saint-Pastour se trouve dans le Lot-et-Garonne, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Villeneuve-sur-Lot. La route mène vers une commune rurale où la bastide apparaît sur sa hauteur, au-dessus de la campagne environnante.

La visite libre reste possible toute l’année. Les journées claires font ressortir la pierre blanche et les lignes du relief, tandis que les périodes plus fraîches donnent davantage de place aux détails architecturaux. Je choisirais une matinée ou un après-midi sans programme chargé.

Prévoyez une promenade souple, sans chercher à transformer le village en parcours sportif. Les informations disponibles ne donnent pas de durée officielle de visite ni de détail précis sur le stationnement. Il vaut mieux venir pour flâner, observer et prendre le temps de faire le tour.

L’église demande un peu d’anticipation si vous souhaitez entrer. Elle peut être ouverte les après-midi à la demande. Un appel à la mairie permet donc de vérifier les conditions avant le départ.

À Saint-Pastour, l’histoire commence sur une hauteur et se poursuit dans les pierres visibles aujourd’hui. La porte garde son entrée, le chemin de ronde suit encore la forme du village et la halle attend sous sa charpente. La lumière baisse sur les murs blancs.

Le passé reste dehors.