Donner à ses enfants en 2026 : 231 865 € d’abattements cumulables avant le 31 décembre
- 231 865 €: c’est le total des abattements qu’un parent peut cumuler avec un enfant en 2026, selon impots.gouv.fr, si toutes les conditions sont remplies.
- L’addition se fait ainsi: 100 000 € d’abattement parent-enfant, 31 865 € de don familial de sommes d’argent, et jusqu’à 100 000 € de dispositif exceptionnel logement.
- Le point qui presse: l’abattement exceptionnel pour la résidence principale s’arrête au 31 décembre 2026, sauf prorogation législative.
- Même sans impôt à payer, la déclaration reste obligatoire. Depuis le 1er janvier 2026, elle se fait en ligne sur impots.gouv.fr pour les dons manuels et dons familiaux de sommes d’argent.
Un virement à un enfant, ce n’est pas juste un geste de famille. En 2026, cela peut aussi être une vraie fenêtre fiscale, mais elle ne dure pas pour tout. Si vous voulez aider un fils ou une fille à acheter sa résidence principale, ou à financer certains travaux de rénovation énergétique, il y a un levier temporaire à utiliser avant le 31 décembre 2026.
Le total qui revient partout, 231 865 €, n’est pas un plafond automatique pour tout le monde. C’est un maximum théorique par parent et par enfant, si vous cumulez trois régimes distincts, selon la FAQ d’impots.gouv.fr mise à jour le 25 mars 2026 et les fiches de Service-Public.fr. Voilà ce que cela change, concrètement.
Comment arrive-t-on à 231 865 € sans droits de donation ?
Le premier bloc, c’est l’abattement classique entre parent et enfant: 100 000 € par parent et par enfant. Ce seuil est en vigueur au 1er janvier 2026, selon Service-Public.fr et impots.gouv.fr, sur la base de l’article 779 du CGI.
Le deuxième bloc, c’est le don familial de sommes d’argent prévu par l’article 790 G du CGI: 31 865 € en plus, toujours par donateur et par bénéficiaire. Ce montant est lui aussi en vigueur en 2026. Il ne remplace pas les 100 000 €.
Il s’y ajoute.
Enfin, il existe un troisième étage, temporaire cette fois: jusqu’à 100 000 € de plus pour aider au financement d’une résidence principale ou de certains travaux de rénovation énergétique, dans le cadre du dispositif exceptionnel prévu par la loi du 14 février 2025. C’est ce bonus qui fait grimper le total à 231 865 €.
Le calcul est donc simple. 100 000 € + 31 865 € + 100 000 € = 231 865 €.
Qui peut vraiment cumuler ces trois abattements en 2026 ?
Le cumul existe bien, mais il n’est pas libre. Pour l’abattement classique de 100 000 €, il suffit d’être dans le lien parent-enfant prévu par le CGI. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans, selon impots.gouv.fr et Service-Public.fr.
Pour le don familial de sommes d’argent de 31 865 €, il faut respecter trois conditions en 2026: le donateur doit avoir moins de 80 ans, l’enfant doit être majeur ou émancipé, et le don doit porter uniquement sur une somme d’argent, par chèque, virement ou espèces. Là aussi, le plafond se recharge tous les 15 ans.
Le troisième abattement, celui de 100 000 € lié au logement, est le plus encadré. L’argent doit être utilisé dans les 6 mois pour acheter un logement neuf ou en VEFA destiné à la résidence principale, ou pour des travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov’ sur une résidence principale, selon Service-Public.fr et impots.gouv.fr. Le bien doit ensuite rester affecté à la résidence principale pendant au moins 5 ans.
C’est donc un cumul possible, mais pas pour n’importe quel projet. Pas une voiture. Pas des vacances.
Pas un simple coup de pouce sans affectation.
Avant le 31 décembre 2026, qu’est-ce qui change pour un couple avec un enfant ?
Si les deux parents donnent et que toutes les conditions sont remplies, le raisonnement se fait parent par parent. Chacun peut aller jusqu’à 231 865 € avec le même enfant. Pour un couple, cela représente donc jusqu’à 463 730 € d’abattements cumulables au total pour un seul enfant en 2026.
Mais ce chiffre a une limite très claire: la part exceptionnelle de 100 000 € liée à la résidence principale s’éteint au 31 décembre 2026 si le législateur ne prolonge pas le dispositif. C’est le vrai sujet du moment. Le reste, les 100 000 € classiques et les 31 865 € de don familial, relève de règles permanentes du CGI à ce stade.
Autrement dit, attendre 2027 peut coûter ce bonus temporaire. C’est là que le calendrier compte.
Faut-il déclarer le don même si aucun droit n’est dû ?
Oui. C’est le piège le plus banal. Le fait d’être sous les abattements ne dispense pas de déclaration, selon la DGFIP et impots.gouv.fr.
Depuis le 1er janvier 2026, la télédéclaration est obligatoire pour les dons manuels et les dons familiaux de sommes d’argent visés par les articles 635 A et 790 G du CGI. La démarche se fait dans l’espace particulier du donataire, via le service « Déclarer un don ou une cession de droits sociaux » sur impots.gouv.fr.
Pour le don familial de sommes d’argent exonéré de 31 865 €, la déclaration doit être faite dans le mois suivant le don pour bénéficier de l’exonération. Là, il ne faut pas traîner.
Ce qu’il faut retenir avant de donner à ses enfants en 2026
Le socle fiscal n’a pas bougé en 2026: 100 000 € d’abattement classique parent-enfant, plus 31 865 € pour le don familial de sommes d’argent, tous deux renouvelables tous les 15 ans. Mais l’abattement exceptionnel logement de 100 000 €, lui, a une date de fin: 31 décembre 2026.
Si votre objectif est d’aider un enfant à se loger, c’est cette échéance qu’il faut regarder d’abord. Le cadre fiscal existe. Mais il faut entrer dedans, et le déclarer correctement.
Rappel prudent: les règles citées ici sont celles en vigueur au 24 juin 2026, d’après impots.gouv.fr et Service-Public.fr, et elles peuvent évoluer avec une future loi. Selon votre situation familiale, patrimoniale et votre âge, rapprochez-vous de votre banque, d’un notaire ou d’un conseiller avant d’agir.