Deux bassins versants se partagent ce village de Charente, à 18 km de Barbezieux
À Chantillac, la plaine s’ouvre vers l’ouest et se resserre en bois vers l’est. Le regard passe des terres dégagées aux lisières de la Double saintongeaise. Dans ce village du sud de la Charente, l’eau ne part pas partout du même côté.
À 18 km de Barbezieux-Saint-Hilaire, une ligne invisible sépare les bassins de la Charente et de la Dordogne.
Deux bassins pour 370 habitants : la ligne invisible qui change le paysage
Aux derniers chiffres officiels de l’Insee, 370 habitants vivent à Chantillac. La commune paraît modeste, mais sa position raconte une géographie plus ample que ses dimensions.
La ligne de partage des eaux se trouve sur la limite orientale du territoire, près de la route nationale 10. D’un côté, les eaux rejoignent le bassin de la Charente. De l’autre, elles s’inscrivent dans celui de la Dordogne.
La frontière reste invisible. Pourtant, elle donne une vraie raison de regarder le relief autrement.
Le réseau hydrographique communal totalise 12 km. La Pimparade traverse le sud de Chantillac d’est en ouest, tandis que le ruisseau d’Ariac naît sur place et marque la limite nord de la commune.
151 mètres à l’est, une plaine ouverte à l’ouest
Le relief se lit en avançant. À l’ouest, la plaine ouverte porte le nom de Champagne des Bourrelles. À l’est, les terrains deviennent plus boisés, dans la lisière de la Double saintongeaise.
Le point culminant atteint 151 mètres, sur la route de Bors. Le point le plus bas se trouve à l’ouest, près du pont de Mérignac, à 65 mètres d’altitude.
Le bourg s’étage entre 100 et 145 mètres, autour de la mairie et de l’ancienne gare. Je préfère découvrir Chantillac par cette opposition entre horizon dégagé et couvert forestier, plutôt que par une simple liste de repères.
La lumière change avec le terrain. Une route traverse la plaine, puis le regard se heurte aux bois.
Au XIe siècle, une église liée à l’eau
Chantillac possède une histoire ancienne, attachée à l’église Saint-Jean. Au XIe siècle, des terres proches de la chapelle Saint-Sulpice sont données au prieur de Baignes, dans un paysage déjà structuré par les lieux de culte.
Un puits se trouve dans l’église. Une source est également mentionnée à proximité. Cette présence de l’eau a conduit à penser que l’édifice pouvait avoir été construit sur un ancien lieu de culte païen.
Chaque année, le 29 août, un pèlerinage était associé à la fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste. Le détail donne à l’église une profondeur particulière : ici, l’eau appartient autant au paysage qu’à la mémoire locale.
Depuis la mairie, l’église se trouve à environ 300 mètres au nord-est, chez Charpentier. La distance se mesure facilement sur le plan du bourg.
18 km de Barbezieux : comment organiser une halte à Chantillac
18 km de Barbezieux-Saint-Hilaire séparent Chantillac de la principale ville voisine. La commune se trouve aussi à 48 km d’Angoulême et à 59 km de Bordeaux, dans le sud de la Charente, près de la limite avec la Charente-Maritime.
La route nationale 10 passe à 2 km du bourg. Les routes départementales 142 et 133 traversent le territoire, l’une vers Chevanceaux et Jonzac, l’autre en direction de Bors.
Pour une première découverte, je choisirais une halte centrée sur le bourg, l’église et les contrastes du paysage. Les informations disponibles ne fixent pas de saison particulière : privilégiez simplement une journée où la lumière permet de distinguer la plaine des secteurs boisés.
Avant de partir, repérez bien le bourg sur votre itinéraire. La commune rassemble plusieurs hameaux, dont Chez Marthe, Chez Chagnaud, le Busquin et les Petits Prés.
Où se trouve exactement la ligne de partage des eaux ?
Elle se situe sur la limite orientale de Chantillac, au niveau de la route nationale 10. Cette ligne sépare le bassin de la Charente de celui de la Dordogne, sans former de frontière visible dans le paysage.
Que voir dans le bourg de Chantillac ?
Le bourg se groupe autour de la mairie et de l’ancienne gare. L’église Saint-Jean se trouve à 300 mètres au nord-est, chez Charpentier, tandis que les hameaux prolongent la découverte dans la campagne.
À Chantillac, la carte devient presque une histoire. La plaine laisse filer le regard, les bois referment l’horizon, et l’eau choisit sa direction sous les routes. La ligne de partage reste invisible.