Cinq exemples dans le monde : ce double tombolo se trouve à Hyères
À Hyères, la lumière accroche les salins, les plages et les reliefs de la presqu’île de Giens. Deux bandes de sable relient cette avancée de terre au continent, comme une double ligne posée entre la mer et les étangs. Le printemps et septembre-octobre offrent les meilleures conditions pour observer le paysage avec une affluence souvent plus supportable.
Je trouve cette forme plus fascinante qu’une simple plage.
Cinq formations dans le monde, une seule escale à Giens
Le double tombolo de Giens appartient à une famille géologique très réduite. Il n’existerait que 5 doubles tombolos dans le monde, et Hyères en possède un exemplaire.
Le principe se lit facilement sur place: deux cordons de sable relient la presqu’île au continent, tandis que la mer s’étire de chaque côté. Le paysage change alors de visage selon l’endroit où vous vous arrêtez, entre plage ouverte, lagune et horizon marin.
Cette rareté mérite mieux qu’un simple passage en voiture. Prenez le temps de regarder les lignes du rivage. Le dessin apparaît lentement.
Port-Cros depuis 1963, une ville tournée vers les îles
Hyères ne se résume pas à son littoral. La commune englobe la presqu’île de Giens, Porquerolles, Port-Cros et Le Levant, dans un ensemble que l’on appelle les îles d’Or. Le parc national de Port-Cros a été créé en 1963, et son influence se ressent dans la place donnée aux espaces naturels.
Les salins des Pesquiers et les Vieux Salins ajoutent une autre ambiance au voyage. Les bassins reflètent le ciel, les oiseaux apparaissent au bord de l’eau et les flamants roses donnent parfois une tache vive aux paysages de marais.
Plus de 250 espèces d’oiseaux peuvent être observées dans les marais salants de la commune. Je préfère cette halte silencieuse aux points de vue trop rapides, car elle permet de comprendre le lien entre la ville, les plages et les zones humides.
Une forme rare, mais fragile. Le double tombolo est menacé par l’érosion du littoral liée au réchauffement climatique. La municipalité souhaite installer une digue sous-marine, un projet contesté par les milieux écologistes.
Vous voyez ici un paysage à admirer, mais aussi un espace dont l’équilibre reste discuté.
7 000 palmiers et une vieille ville avant la mer
Hyères commence aussi dans ses ruelles. La vieille ville monte vers les ruines du château, avec la place Massillon comme repère. Depuis les hauteurs, le regard porte vers la baie, les salins et les îles.
La commune est surnommée Hyères-les-Palmiers en référence à ses 7 000 palmiers. Sur ses 39 kilomètres de côtes, le décor passe des plages de l’Almanarre aux criques de Giens, puis aux paysages plus abrités de La Capte et de La Bergerie.
Vous pouvez prolonger la promenade jusqu’à la Villa Noailles, consacrée à l’architecture et à la création contemporaine. Pour une journée en mer, la Tour Fondue permet de rejoindre Porquerolles, où le vélo prend facilement le relais de la voiture.
Je garderais la vieille ville pour le matin, puis les salins ou Giens lorsque la lumière devient plus basse. Le contraste fonctionne mieux ainsi: pierre chaude d’un côté, eau claire et sable de l’autre.
À 16 km de Toulon, quand observer le double tombolo
Hyères se trouve dans le Var, à 16 km à l’est de Toulon. Le centre historique se visite à pied, mais une voiture reste utile pour rejoindre Giens, les plages éloignées et les différents quartiers du littoral.
Le printemps et septembre-octobre sont les périodes les plus agréables indiquées pour découvrir la commune. L’affluence et les prix sont souvent plus supportables qu’en très haute saison, tandis que les salins, les plages et les sentiers côtiers gardent leur intérêt.
Peut-on visiter Giens sans voiture ?
Oui pour le centre d’Hyères, mais une voiture facilite les déplacements vers Giens, les plages éloignées et les environs. Pour Porquerolles, partez de la Tour Fondue et privilégiez le vélo sur l’île.
Quelle saison choisir pour voir Hyères ?
Le printemps ou septembre-octobre conviennent le mieux. Vous profitez alors d’un littoral moins soumis à l’affluence estivale, avec les salins, les plages et les paysages de Giens toujours accessibles.
En fin de journée, les deux bandes de sable se découpent entre les reflets des salins et la mer ouverte. Les palmiers restent derrière vous, le vent traverse la presqu’île, et le double tombolo reprend sa place de ligne discrète entre terre et eau.