Ce village du Gers, fondé en 1255, est considéré comme la première bastide de Gascogne
Les arcades retiennent l’ombre et les façades anciennes serrent la place. À Montréal-du-Gers, les ruelles gardent un dessin net, presque obstiné, qui invite à marcher sans regarder l’heure.
On y vient toute l’année pour cette halte gasconne entre Auch et Agen, près de Condom. Mais son vrai relief ne tient pas seulement aux pierres: le village raconte le moment où une ville neuve a été tracée pour durer.
1255, l’année où Montréal-du-Gers devient la première bastide de Gascogne
Montréal-du-Gers a été fondée en 1255 par Alphonse de Poitiers et reste considérée comme la première bastide de Gascogne. Voilà ce qui donne leur logique à la place centrale, aux rues en quadrillage et aux passages qui relient les façades.
Le mot « bastide » pourrait sembler savant. Ici, il devient visible dès les premiers pas: une place à arcades, des maisons anciennes, des axes réguliers. Vous n’avez pas besoin d’un plan pour sentir cette organisation.
La fondation ne dort pas dans un panneau. Elle règle encore la promenade. C’est ce détail qui rend Montréal-du-Gers plus attachant qu’un village où l’on se contente de flâner.
Les arcades de Montréal-du-Gers cachent une ville dessinée au cordeau
La place à arcades forme le point de départ naturel. Des maisons à pans de bois, une porte ogivale, des traces d’enceinte et des passages étroits prolongent la balade, sans transformer le village en décor figé.
Le meilleur choix consiste à ralentir. Les rues ne demandent pas une course aux monuments, mais un regard sur les angles, les seuils et la lumière qui passe sous les galeries.
Peut-on découvrir le village sans suivre un circuit ?
Oui, la place à arcades et les ruelles médiévales suffisent pour comprendre l’allure de Montréal-du-Gers. Prenez le temps de passer sous les galeries, puis de suivre les passages étroits vers les vestiges défensifs.
625 m² de mosaïques à Séviac, tout près des arcades
À proximité du village, la villa gallo-romaine de Séviac change brusquement d’époque. Ses quelque 625 m² de mosaïques polychromes antiques offrent une autre lecture du pays, bien avant les rues régulières de la bastide.
Le contraste mérite le détour: après les façades médiévales, les motifs des mosaïques ramènent à une habitation antique. Cette double escale donne du corps à une journée dans le nord-ouest du Gers.
Montréal-du-Gers se trouve aussi sur la Via Podiensis, le GR 65 vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Les marcheurs y croisent donc la même place que les voyageurs venus pour les mosaïques ou les produits du pays d’Armagnac.
Que peut-on goûter autour de Montréal-du-Gers ?
Le village appartient au terroir viticole du pays d’Armagnac, en Ténarèze. L’Armagnac, le Floc de Gascogne et les vins des Côtes de Gascogne donnent une suite gourmande très cohérente à la promenade.
Le vendredi, la place de Montréal-du-Gers reprend le rythme du marché
Chaque vendredi matin, un marché traditionnel se tient de 7 h 30 à 13 h. C’est le moment le plus vivant pour voir la place autrement que comme une image de patrimoine, avec les conversations sous les arcades.
La visite convient aussi hors vendredi, toute l’année. Entre Auch et Agen, près de Condom, Montréal-du-Gers permet de composer une escale simple: le village, Séviac, puis les routes du pays d’Armagnac.
Gardez du temps pour les détours. Une arcade ouvre sur une ruelle, la ruelle ramène vers la place, et la bastide de 1255 reprend sa forme sous vos pas.