À 2 h du terminus du petit train d’Artouste, ces deux lacs dépassent 2 200 m
Le bruit du petit train d’Artouste s’éloigne, puis le sentier reprend toute la place. La montagne devient minérale, ouverte, presque silencieuse. Environ deux heures plus tard, les lacs de Carnau apparaissent dans le secteur d’Artouste, en vallée d’Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Deux cuvettes naturelles se succèdent au-dessus de 2 200 mètres.
2 202 m et 2 208 m: deux lacs au-dessus du train
Les lacs de Carnau se trouvent sur le sentier reliant le lac d’Artouste au lac de Migouélou. Le premier atteint 2 202 mètres, le second 2 208 mètres. Cette proximité donne au site une allure compacte, mais l’altitude change immédiatement la sensation de marche.
Les deux plans d’eau reposent sous le col d’Artouste. À l’est, le col les domine; au sud, la crête de la Lie ferme le paysage. La lumière accroche les reliefs, puis disparaît dans les replis de la montagne.
Vous avancez vers un endroit qui se mérite.
Je trouve le contraste avec le petit train particulièrement réussi. Le voyage commence dans un équipement touristique connu, puis se poursuit à pied, sur un itinéraire de haute montagne. Le décor change avant même l’arrivée aux lacs.
Le col d’Artouste change la promenade en randonnée
Le passage du col d’Artouste est signalé comme assez délicat depuis le secteur du lac de Migouélou. Cette information compte davantage que la courte distance annoncée depuis le terminus, car le terrain impose de regarder où poser les pieds.
La grande boucle reliant Migouélou, Artouste et le refuge de Larribet atteint environ 19 kilomètres et 1 750 mètres de dénivelé positif. Elle demande autour de 10 heures 25 selon l’itinéraire indiqué. Je déconseille de confondre cette boucle avec une simple balade autour des lacs.
Sur place, les Carnau restent de petits lacs naturels. Leur superficie totale avoisine 3 hectares, une mesure qui aide à imaginer leur échelle. Le regard passe vite de l’eau aux pentes, puis revient vers les crêtes.
Peut-on rejoindre les lacs depuis le petit train ?
Oui, les lacs sont accessibles à pied depuis le terminus du petit train d’Artouste. Comptez environ 2 heures de marche pour l’approche, sans inclure le trajet en train ni le retour. Vous devez donc préparer cette sortie comme une randonnée de montagne.
Le passage du col est-il difficile ?
Oui, le passage du col d’Artouste est décrit comme assez délicat. La prudence s’impose surtout depuis le parking du Plaa d’Aste, en passant par Migouélou. Je garderais cet itinéraire pour des marcheurs habitués au relief.
Depuis le Plaa d’Aste, une autre journée de montagne
Le second accès part du Plaa d’Aste, côté Val d’Azun. Il faut rejoindre Migouélou, puis franchir le col d’Artouste avant d’atteindre les lacs. L’approche demande une bonne demi-journée de marche à l’aller.
Cette option modifie complètement l’expérience. Depuis le terminus du train, les Carnau prolongent une sortie déjà commencée; depuis le parking, ils deviennent l’objectif d’une longue progression. Vous gagnez en solitude, mais vous devez accepter une marche bien plus exigeante.
Les lacs se situent à la limite du parc national des Pyrénées. Cette position renforce la sensation d’entrer dans un espace de relief, où les repères humains s’effacent rapidement. Le sentier relie encore plusieurs lieux, mais chaque lac impose son propre arrêt.
Artouste ou Plaa d’Aste: quel départ choisir ?
Le départ depuis le terminus du petit train convient à ceux qui veulent atteindre les lacs avec une approche plus courte. Le départ du Plaa d’Aste s’adresse aux marcheurs qui recherchent une randonnée plus longue, avec Migouélou et le col sur le parcours.
Aucune saison précise n’est indiquée pour la visite dans les informations disponibles. Avant de partir, vérifiez donc les conditions du terrain et l’accès choisi. Je privilégierais le terminus du train pour une première découverte, à condition de ne pas sous-estimer l’altitude.
Les lacs de Carnau restent là, sous les reliefs d’Artouste, loin du quai où le train attend. L’eau occupe peu de place, mais la montagne autour donne à l’arrêt une profondeur inattendue. Après la marche, le retour commence en silence.