À 2 353 m, ce lac des Alpes-Maritimes se gagne après 12 km de marche

Le sentier remonte la Gordolasque dans une lumière qui change à chaque détour. La montagne resserre l’espace, puis laisse apparaître une eau sombre entre les pentes rocheuses. Le lac Niré attend au-dessus de Belvédère, dans les Alpes-Maritimes, au bout d’une randonnée qui demande une vraie journée.

La neige peut encore masquer le balisage jusqu’à fin juin. La prudence commence là.

Le lac Niré apparaît après une longue montée

La fiche consacrée au lac Niré le place à 2 353 m d’altitude. À cette hauteur, le décor se dépouille peu à peu, tandis que le chemin suit la Gordolasque vers les reliefs du Mercantour.

Vous partez du pont du Countet, au terminus de la route de la Gordolasque. Le lac se mérite. Pour une randonnée à la journée, c’est exactement ce qui fait son intérêt.

La sortie reste longue.

2 353 m au-dessus de la Gordolasque: la montagne impose son rythme

L’itinéraire franchit le mur des Italiens, passe près du lac de la Fous, puis rejoint le refuge de Nice. Le sentier continue vers la baisse du Basto avant d’atteindre la balise 418.

À cet endroit, il traverse le torrent et remonte le vallon de Niré jusqu’au lac. Le paysage change alors de texture, avec la roche, l’eau et les lignes ouvertes de la haute montagne. Je préfère cette progression à une arrivée immédiate, car elle prépare vraiment le regard.

La montée demande du temps.

Du pont du Countet au vallon de Niré: 12 km à prévoir

La randonnée forme un aller-retour d’environ 12 km depuis le parking du pont du Countet. Le dénivelé positif varie de 730 à 780 m selon les estimations disponibles, avec un passage régulier entre le fond de vallée et les secteurs plus minéraux.

Le retour emprunte le même chemin. Vous retrouvez alors le refuge de Nice, le lac de la Fous, le mur des Italiens, puis la route de la Gordolasque. Ce tracé demande de garder des forces pour la descente, surtout lorsque la lumière baisse.

Gardez de la réserve.

5 h à 6 h 30 de marche: une sortie à préparer

Les estimations annoncent entre 5 h et 6 h 30 de randonnée. Cette différence dépend des conditions et du rythme, mais elle suffit à classer la sortie parmi les longues randonnées de montagne.

Le départ s’effectue depuis le parking du pont du Countet, à environ 12 km de Belvédère. La période idéale n’est pas établie dans les informations disponibles. En revanche, la neige peut rester présente jusqu’à fin juin et recouvrir le balisage.

Je déconseille donc de traiter cette marche comme une simple promenade. Vous devez vérifier l’état du parcours avant de partir, prévoir une marge horaire et accepter de renoncer si la neige brouille l’itinéraire.

Combien de temps dure la montée ?

Comptez entre 5 h et 6 h 30 pour l’aller-retour complet. Le parcours est décrit comme moyen, mais sa longueur et son environnement montagnard réclament une préparation sérieuse.

Où commence la randonnée ?

Le départ se trouve au parking du pont du Countet, dans la vallée de la Gordolasque, sur la commune de Belvédère. Le pont correspond à la balise 411, au terminus de la route.

Chamois, bouquetins et neige tardive: ce que vous pouvez rencontrer

L’environnement alpin rocheux abrite des chamois et des bouquetins. Leur présence appartient au paysage, sans transformer la randonnée en parcours d’observation garanti. Le sentier reste d’abord une longue marche vers un lac d’altitude.

La neige tardive ajoute une difficulté concrète. Jusqu’à fin juin, elle peut masquer le balisage, ce qui change complètement la lecture du terrain. Pour moi, ce détail compte davantage que la seule distance annoncée.

La montagne garde ses conditions.

Au bord du lac Niré, la récompense tient dans une scène simple: l’eau posée entre les pentes, le silence coupé par le vent et les traces de la montée encore présentes dans les jambes. Le retour ramène vers la Gordolasque, mais l’altitude reste longtemps dans les yeux.